They won’t erase us

Ils ont beau le dire, ils ont beau y croire, ils ont beau crée des lois, ils ont beau vouloir nous tuer, ils ont beau se réjouir qu’on soit malade, ils ont beau vouloir nous enfermer, ils ont beau vouloir nous violer, ils ont beau vouloir nous foutre sur la gueule, brûler nos livres, détruire nos chansons, nous dire que le ciel est simplement bleu et qu’un homme est un homme et une femme et une femme.
Ils ont beau vouloir nous enseigner comment ne pas se comporter comme un pédé, ils ont beau nous dire de ne pas nous habiller commes des garçons manqués, ils ont beau nous interdire de regarder tel film, ils ont beau nous asséner de leur vérité..

Mais peuvent-ils détruire l’horizon, peuvent ils chasser les points de fuite, combler toutes nos zones d’ombre  ?

Partout ça hurle et tu sens que ce qui nous sépare de la catastrophe ne se résume qu’a un coup de ressac après cet enchaînement de vagues de peur.
Partout ça dit que tu n’as pas d’existence, ça dit que tu n’as pas de consistance et tu sais que la catastrophe viendra, que ce soit de leur langue ou de leur façon de respirer.

Il faudrait faire un lien entre les catastrophes écologiques et le retour des pires idéologies.
Il faudrait réviser, relire écrire, établir des plans même si c’est avec l’encre de nos larmes, qu’elles servent à quelque chose plutôt qu’à tapisser les trop plein de solitude, il faudrait s’organiser et c’est tout ce que tes viscères hurlent dans ces moments là.

Est ce que toutes ces couleurs se sont déjà effacées dans le brouillard ?
Est- ce que tous les mots qui ont été dit, tous les mots qui ont été écrit, tous les mots qu’on  a inventé au coin du lit n’ont été qu’une belle fête qui va cesser maintenant au nom de l’utile et de la vérité ?

Partout on se bloque, partout on se fantome pétri dans nos certitudes de savoir qui est l’ami*, qui est l’ennemi* et pendant ce temps, de l’autre côté, au point de commencement de la vague,
ça écume et ça bouillonne, ça fantasme leur enfer sur terre, ça fantasme la rédemption,  ça veut provoquer l’Apocalypse pour prouver que ça a toujours eu raison.
Que la grande Babylone tombera
Que nous sommes les gosses de la bête
Qu’on nous enfermera dans des coffres pour nous reléguer à l’oubli.

You know the story

C’est l’histoire d’un effacement programmé, d’une remise à jour :
supprimer les fichiers inutiles
déterminer ce qui est obsolescent
dénoncer le contre productif
dénoncer les énergies gachées à d’autres fonction que celles de répondre au système.

Mais nous avons appris leur langage, nous savons jouer avec tout leur code et nous connaissons leur mensonge.

suffira-t-il de leur loi pour causer notre disparition ?
suffira-t-il de leur menace pour causer nos disparitions ?

Peux tu faire peur à celle qui porte la marque de la peur sur son front depuis son enfance ?
Il y a nos images et nos fuites auxquelles tu ne peux accéder
Il y a nos couteaux imaginaires qui deviendront concrèts que tu nous pourras parer
Nos couteaux entrecroisés comme un serment que l’oubli ne triomphera pas
Nos couteaux entrecroisés contre ta gorge qui à ce moment ne sera qu’une simple gorge prête à se vider de son contenu
et ton sang si pur et si fluide ne nous atteindra pas et on en fera du bouddin pour nourir nos chiens
Ce sont les mêmes couteaux que nous utilisons pour nos jeux entre amant*
Pour ajouter sur l’humiliation :

Tu n’es pas invité à nos jeux

Dans nos jeux nous te détruisons et dans nos contre-jeux nous taillerons sur tes lèvres un sourire rongé par nos urines afin que nos liquides t’atteignent et te tuent dans ton agonie de n’être que banalement normal, de n’être que banalement stupide, de n’être que banalement sans intérêt, de n’être que banalement vide à l’intérieur de toi, de n’avoir qu’un corps pour produire et d’avoir remplacé tes émotions par l’amour de l’ennui.

 

Nous n’attendrons pas que nos pronostics se réalisent
Nous n’attendrons pas que ton feu divin nous ronge

Nous nous préparons

Couteaux contre peaux
Et
peaux contre couteaux

Joyce Riviere

 

 

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